samedi 26 mars 2011

Après le déluge, la maison pousse !

Quelques jours de saucée bien du sud ont paralysé le chantier, normal. La galère est venu par capillarité coté mer (c.a.d au sud) : après sondage, il s'avère que deux zones du plancher ont pris l'eau. Il faut rouvrir l'OSB, enlever la ouate et tenter de la faire sécher... c'est pas gagné.

Cela étant dit (et fait), les menuisiers avancent dès que le soleil revient et, toujours sur un rythme tranquille (en apparence !), font grandir la maison en X, Y et en Z. C'est dur sur-mesure, du prêt à porter : on peut ajuster au fur et à mesure la taille des pièces, rajouter une poutre, élargir une ouverture... du grand art. On est loin des panneaux tout faits que l'on voit ailleurs.


Une chambre à l'Est et une porte de service sur la terrasse Nord :

Le séjour s'avance vers le Sud, il est plus haut que l'arrière Nord de la maison et il sera vitré à 85% :


A l'Est du séjour, une terrasse avec accés à la porte principale :


Vue de la face Nord, petite et seulement 8% de surface vitrée :

Le chantier sent bon le bois, on dirait une forêt ! Toutes les entremises s'alignent parfaitement : pas de vague, ces deux gars sont décidemment très forts, tout le monde est d'accord là-dessus, les visiteurs d'un jour comme les pros un peu curieux.

REMARQUE : vous pouvez CLIQUER sur les photos pour les AGRANDIR !!

vendredi 11 mars 2011

Une semaine en trois D !

Les menuisiers PROS sont arrivés ! Et là ça ne rigole plus : des tracés au sol, des mesures et des découpes précises, le tout très rapidement. Les panneaux d'ossature sont donc découpés et assemblés sur place à partir des poutres en pin de 220 par 45 mm. Quand un panneau est terminé (par longueurs de 5 m environ), il est levé puis fixé à la dalle bois : ils travaillent à la mode canadienne. Une mise à l'équerre est nécessaire, puis ils recommencent pour le panneau suivant. Pas de temps perdu, une assurance du geste qui laisse pantois : ils travaillent vite tout en donnant l'impression de se promener...c'est vraiment un truc à voir, c'est beau, c'est du beau boulot.
Petit à petit, les heures passant, les panneaux ferment la future maison qui s'élève. Ici, deux grandes baies s'ouvriront sur la terrasse sud-ouest : elles sont vraiment immenses ! (à gauche sur la photo çi-dessus : une baie de chambre, à droite : une baie latérale du séjour)


Vue de l'intérieur cette fois : une chambre au nord-ouest avec sa grande fenêtre et une porte de service qui aura deux fonctions : permettre l'accés à l'ouest pour la corde à linge ET éclairer le couloir de la partie nuit...cela dit, les cloisons bien présentes dans ma tête depuis des mois ne sont pas encore d'actualité...

mercredi 9 mars 2011

Base prête pour le décollage.

Après la ouate, il ne restait plus qu'à fermer la "dalle" : les plaques d'OSB classe 4 sont vissées sur les entremises au fur et à mesure : les bords de plaque ne tombent JAMAIS sur du vide mais toujours sur une tranche de bois : c'était fait exprés dès le départ de l'ossature du plancher (d'où la peur des menuisiers au moment de prendre livraison de l'OSB : sera-t-il bien à la dimension demandée ?...)

Il faut alors recouper tous les bords d'arrêt (encore du matos de pro pour la scie circulaire) et jointer les bouvetages pour une étanchéité impeccable : la dalle est terminée, superbe surface de 170 m², en deux dimensions...à très bientôt pour la troisième dimension : les murs !

Lundi 7 mars 2011 : le premier jour des murs : ça va être génial mais il faut attendre que le soleil du midi (merci à lui, il est souvent là, et ça aide énormément !) fasse fondre la couche de givre...quelle patinoire !

vendredi 4 mars 2011

C'est la ouate qu'on préfère !

        Voici une étape interessante : le remplissage des caissons du plancher par la fameuse ouate de cellulose en vrac : elle arrive du sud-ouest (made in France !) conditionnée en ballots de 12.5 kg et compressée : il faut donc les regratter, les aérer et les damer un petit peu : c'est aussi beaucoup de boulot (vu la surface) mais il s'est produit un miracle : 4 génies sont sortis de la lampe :
merci à toi Daniel : l'ancien, le sage, le perceur infatigable, t'aurais jamais dû lire ce blog,
merci à toi Jean-Marc, le dameur professionnel, rappelle-toi, tu passais par hasard,
merci à toi Jean-Pierre, le baroudeur, le croqueur de vie, tu cherchais un pote mais il t'a fait gratter,
merci à toi Bertrand, l'Aveyronais calme, sage et increvable, il fallait pas lire le Midi-Libre...

 Quelle matière ! On s'est même demandé pourquoi on ne l'utilisait pas depuis 50 ans... : pas d'irritation, pas d'allergie, les enfants ont barboté ! Le sel de bore sèche un peu la peau des mains, c'est tout. Et en plus on peut lire le journal...mot par mot bien sûr.

Encore des mercis pour Olive, Coco, Juju, Albantounet, Doudoune et Cylien : 2 belles journées et une grosse bouffe !

Un passage galère...par dessous

Voilà une grosse semaine de passée uniquement pour fermer le plancher par dessous !! Il faut glisser les plaques d'agglo marine sous l'ossature, les lever et les maintenir (merci le cric hydraulique !), puis les clouer (merci au menuisier pour le prêt du pistolet pneumatique : un engin incroyable).

Un boulot vraiment galère : 90 plaques de 2m² et puis toutes les découpes. Pourquoi me direz-vous ? Et bien parceque les poutres en I, plus pratiques pour fermer, coûtent beaucoup plus cher mais aussi par choix : il vaut mieux poser des plaques entières qui protègent les tranches des entremises par dessous.

Bref, mal au dos...et impossible à faire tout seul : j'ai eu de l'aide ! MERCI à Eliott pour sa souplesse, Tristan pour sa force, Clément pour son endurance : 36 ans à eux trois (3x = 36, calculer x...).

samedi 5 février 2011

Encore une étape qui se termine.

La structure du plancher est terminée : toutes les entremises sont posées, la maison est dessinée : 170 m² ça fait grand !!
 Une couche de sable au fond de la tranchée, un puits canadien (diamètre 25cm), une autre couche de sable, toutes les gaines : il manquera donc encore une couche de sable pour protéger les gaines et  beaucoup de terre (sans oublier les grillages avertisseurs !) et tout ça sur 50m de long. Pour un pro c'est du pipi de chat mais pour deux potes plutôt sédentaires ça finit par péter les bras !!

Les menuisiers travaillent très vite et très bien.

Posées directement sur les pieux, les grosses poutres (120x240mm) en pin massif dessinent le contour extérieur de la maison, puis des poutres plus fines rejoignent la structure en se fixant sur des sabots métalliques : une journée pour le contour et une autre pour la structure du plancher : ils sont bougrement rapides et précis : tout tombe au mm !! Tout cela avec une scie sur table et deux visseuses...de marque pro (qu'on ne trouve pas à casto...)

 Le tuyau bleu qui sort au milieu de la maison n'est pas celui des eaus usées, c'est bien l'arrivée d'air du puits canadien !

dimanche 30 janvier 2011

Le puits canadien : un bon début.

Le puits canadien : 13 tubes de 3m de long, des coudes à 90°, des coudes à 45°, des très belles sorties inox et... du lubrifiant ! Le tout arrive d'Allemagne (bien sûr...) pour 2700 euros HT, et surtout est conçu pour un usage de circulation d'air : étanche, parfaitement lisse à l'intérieur et antibactérien.
C'est bien conçu, les notices sont claires et comme le terrassier a fait du bon boulot, nous n'avons plus qu'à les emmancher les uns après les autres (blagues salaces, on se lâche, les femmes ne sont pas là !) : un lit de sable, une vérification de niveau à chaque tube : on doit TOUJOURS descendre vers le regard d'évacuation des condensats.


On est parti de l'intérieur de la maison, on descend en pente douce (2% environ) vers le chemin au sud où se trouveront à la fois l'arrivée des condensats et l'entrée d'air extérieur : cet air sera réchauffé par la terre en hiver (14°C environ) et rafraîchi par la terre en été (16°C) : on utilise donc l'inertie thermique du sous-sol (entre 2m50 et 1m50) pour chauffer ET climatiser !!
Depuis le départ du projet, il était hors de question de faire l'impasse sur le puits : il constitue la base de gestion de l'air dans la maison ossature bois. Seule concession : les tubes sont en PET (donc en pétrole...) et non en grès cuit. Le grès c'est mieux mais c'est BEAUCOUP plus cher (jusqu'à 7000 euros pour une même longueur, 40m au total), plus lourd, plus fragile (mise en place plus délicate par des b"rigolos" comme nous). Tant pis, snif.

jeudi 27 janvier 2011

Ce Lundi 24 janvier, le bois arrive ! 30 cubes ! Commentaire du menuisier : "Y'en a pour 4 ronds".
 Tout ce bois est en réalité du pin, sylvestre ou douglas, abattu, coupé et traité dans l'Aveyron, au plus proche de l'Hérault, mais il a quand même nécessité 3 heures de camion...



En parallèle, la tranchée pour le puits canadien et les gaines se fait sans problème : 40m sur 2.50m de profondeur, là aussi, ça fait des "cubes".

dimanche 23 janvier 2011

Pieux : fin : les fondations sont terminées car tous les pieux ont été soigneusement découpés à la même hauteur puis ils ont reçu une platine carrée de 200 par 200 (toujours en acier galvanisé), un ruban de soudure et un dernier coup de galva à froid : ils sont prêts à acceuillir les premières poutres du plancher bois. Vivement la semaine prochaine, au programme lisses basses et puits canadien !

vendredi 14 janvier 2011

Techno Pieux : suite

Deux photos du chantier Techno Pieux :
- le banc de charge qui permet de tester les pieux par compression : 4 pieux provisoires autour du pieux testé, 3 lourdes charges et un vérin hydraulique : tout cela est contrôlé au laser régulièrement. Le pieux testé ne doit pas descendre au delà d'une certaine valeur. L'opérateur utilise en permanence les valeurs de pression et les compare aux valeurs préconisées par le bureau d'étude bois (qui lui même s'est appuyé sur l'étude de sol).

- avant dernière phase : les pieux sont tous coupés à la même hauteur : le niveau horizontal est impeccable sur les 31 pieux : merci au savoir faire de Michel et Amandine et merci au laser !!

samedi 8 janvier 2011


La première phase vient juste de commencer : les fondations PIEUX (et non pas pieuses...) : pas de béton (ma règle d'or), pas de saignée dans la terre (mon chantier est réversible), pas de termites ni autre crainte d'argile gonflée (et gonflante !), pas d'attente de séchage : une seule possibilité : le Techno pieux : 27 pilotis (pour 220 m² au sol) en acier galvanisé et gaînés de PET (snif !) de 89 mm de diamètre, vissés dans la terre par la sympathique machine R2DPieux : je ne vois aucun inconvénient !!! Même le prix : l'équivalent d'une dalle en hérisson y compris l'étude de sol et de descentes de charges obligatoires, il faut juste y croire.

L'équipe de Nîmes est super sympa : Michel et sa fille Amandine sont compétents, sérieux, ponctuels et cinephyles, audiophyles : le top !

Le chantier est visible sur Florensac (dans l'Hérault : non loin d'Agde et Pézenas) : contactez-moi si vous n'êtes pas trop loin !

Bâtir, enfin, en accord avec mes principes : consommer le moins possible et le plus propre, proche possible.

Bonjour à tous, ce petit blog pour éviter de faire un truc seul dans mon coin : une maison passive, sans chauffage ni clim, consommant peu et harmonieuse.

Un projet apparu fin 2009 après la naissance de notre petit dernier (le quatrième) : concevoir et réaliser nous même l'abris de nos rêves : sans béton, sans plâtre, économe en énergie et lumineux !

Un terrain vaste (1100 m²) et bien exposé (dur dur de trouver ça chez nous : le sud est pris d'assaut !).

Un budget à fabriquer de toute pièce, des plans à concevoir, des logiciels à découvrir et à maîtriser, des heures de discussions, d'avis et de conseils : autant de moins pour les séries télé à la con !

OUI, le VRAI but est de retrouver l'odeur de la terre et du bois : creuser soit même, poncer, clouer et visser : c'est la quarantaine, une deuxième vie !!

Nous vous ferons suivre la construction pas à pas : les choix, les techniques, les risques, les doutes et les peurs : si ça peu aider quelqu'un... alors soyez les bienvenus sur ce blog !!!!